La Russie compte plusieurs dizaines de peuples autochtones, regroupés sous l’appellation administrative de « petits peuples du Nord, de Sibérie et de l’Extrême-Orient ». Ces communautés — Iakoutes, Evenks, Nanais, Tchouktches, Itelmènes, Youkaghirs — ont développé des cultures, des langues et des modes de vie adaptés à des environnements parmi les plus exigeants de la planète.
Les Iakoutes (ou Sakha) sont l’un des peuples turcophones les plus septentrionaux du monde. Leur civilisation, centrée sur le cheval et le renne, a su traverser les siècles en préservant sa langue, ses rites chamaniques et sa relation particulière avec le paysage de la Iakoutes-Sakha. L’entretien avec Irina Semenova, ethnographe, explore cette relation millénaire entre l’homme et le grand froid.
Dans l’Extrême-Orient russe, les Evenks, les Nanais et les Tchouktches font face à des défis inédits : extraction des ressources sur leurs terres ancestrales, disparition des langues autochtones, exode des jeunes vers les villes. L’anthropologue Alexeï Bormotov dresse un portrait lucide de ces communautés en mutation, entre résilience identitaire et fragilité démographique.
Ces portraits illustrent la vocation éditoriale de Gazeta France-Oural : documenter la mosaïque humaine de la Russie profonde avec un regard ethnologique et humaniste. Pour en savoir plus sur les échanges culturels entre la France et la Russie, voir le site de l’Association Ruslan (https://associationruslan.fr/).

