Cartographie économique

  • Oural : industrie lourde (acier, cuivre, machine-outil), mines, défense. Magnitogorsk, Niijni Tagil, Tcheliabinsk.
  • Sibérie : hydrocarbures (Tioumen, Khanty-Mansi), bois, métaux non-ferreux. Norilsk Nickel.
  • Volga-Don : automobile (Toliatti, AvtoVAZ), agriculture (Tatarstan, Saratov), pétrochimie (Kazan, Nijnekamsk).
  • Extrême-Orient : pêche (Sakhaline, Kamtchatka), bois, programme d'hectare gratuit pour relancer la démographie rurale.
  • Caucase Nord : agriculture (vignobles du Krasnodar), tourisme (stations balnéaires de la mer Noire), élevage transhumant.
  • Nord russe : pêche (Mourmansk), forêt et papier (Arkhangelsk, Karelia), gaz et nickel (Norilsk).

Salaires : la grande asymétrie

Selon Rosstat, le salaire moyen mensuel brut russe se situe autour de 70 000 roubles en 2024 (environ 700 €), mais cette moyenne masque des écarts massifs : Moscou tourne autour de 130 000 ₽, l'oblast de Briansk plafonne à 45 000 ₽, le Daghestan en moyenne autour de 35 000 ₽. Dans certains villages reculés, le salaire local effectif est trois à quatre fois inférieur à la moyenne nationale.

Économie informelle

Le secteur informel pèse autour de 15 à 20% de l'économie selon les estimations. Salaires « au noir », travail à la chimchom (sans contrat), troc agricole, marchés parallèles : autant de pratiques qui constituent un amortisseur social dans les régions où l'emploi formel manque. La pression de l'administration fiscale a augmenté ces dernières années, sans faire disparaître ces pratiques.

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